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Dans cette rubrique, nous vous
proposons de découvrir la collection Schiz'ose dire qui
comprend 9 brochures :
Elles ont été rédigées par un groupe
de psychiatres et d'infirmiers en psychiatrie et s'addressent
aux personnes souffrant de troubles psychiques.
Elles peuvent être téléchargées,
lues seul ou avec un proche. Mais il est préférable
de les lire avec un soignant, auquel il est possible de demander
des informations complémentaires, ou de faire part
de la situation de son proche ou de son parent.
Elles peuvent être lues en une seule fois. Mais il
est préférable de les lire tranquillement,
de s'arrêter
et de les reprendre, en fonction de votre rythme, et de vos
attentes.
Elles peuvent aussi être lues en commun, au cours de
réunions associatives, telles que celles qu'organisent
certaines sections de l'UNAFAM. Les commentaires des autres
familles, leurs réponses enrichissent alors votre propre
répertoire de réponses.
Nous vous proposons au préalable de lire les résumés introductifs
de chacune d'elles afin que vous puissiez savoir quel type
d'information vous apportera la lecture d'une brochure en
particulier. |
" C'est étrange autour de moi "
Un de vos proches, un de vos parents semble souffrir d'hallucinations,
vous avez la sensation qu'il s'écarte de plus en plus de
la réalité, vous ne savez pas quoi faire. Vous vous
demandez ce qui lui arrive, vous aimeriez comprendre pour mieux
l'aider. Ces hospitalisations, ces médicaments, ces soins
vous paraissent mystérieux.
Ce fascicule se propose de répondre aux questions que vous
vous posez.
Il est composé autour de trois temps :
- Repérer ce qui ne va pas en soi, mettre des mots sur
ce que l'on ressent, sur ce que l'on perçoit.
- Comprendre à quoi ces sensations étranges sont
dues.
- Agir pour faire en sorte d'en moins souffrir, pour prévenir,
pour traiter.
Pour
obtenir des réponses à vos questions sur ce thème,
télécharger la brochure
" Je prends un neuroleptique "
Un de vos proches, un de vos parents prend des neuroleptiques,
vous vous demandez à quoi servent ces médicaments
que l'on vous a parfois présentés comme une "
camisole chimique ", vous avez remarqué qu'il va mieux
mais qu'il les prend d'une manière aléatoire, vous
craignez qu'il rechute. Vous vous demandez pendant combien de
temps il devra les prendre, ce qu'il faudrait faire si malgré
le traitement, il allait moins bien.
Ce fascicule se propose de répondre aux questions que vous
vous posez.
Il est composé autour de trois temps :
- Repérer ce qui a conduit votre médecin à
vous le prescrire, les différentes sortes de médicaments
que vous prenez, les éventuels effets indésirables.
- Comprendre comment agissent ces médicaments, à
quoi ils servent, leurs conséquences sur votre vie quotidienne.
- Agir : gérer son traitement quand vous vous sentez
mieux, quand vous vous sentez gêné, et respecter
une certaine hygiène de vie.
Il donne des explications sur les moyens thérapeutiques
disponibles. Il est centré sur la prise de médicaments
neuroleptiques, leurs effets thérapeutiques et secondaires,
les précautions d'emploi et leur gestion au quotidien.
Pour
obtenir des réponses à vos questions sur ce thème,
télécharger la brochure
" Mon fils/ma fille est en crise ! "
Un de vos proches, un de vos parents semble souffrir d'hallucinations,
vous avez la sensation qu'il s'écarte de plus en plus de
la réalité, vous ne savez pas quoi faire. Vous vous
demandez ce qui lui arrive, vous aimeriez comprendre pour mieux
l'aider. Vous vous sentez inquiets, débordés. Vous
ne savez pas quoi faire, ni à qui vous adresser.
Vous venez enfin de le conduire chez le médecin ou de le
faire hospitaliser dans une unité de soins. Vous vous sentez
coupables de l'abandonner ainsi. Ce monde psychiatrique inconnu
vous effraie. Vous craignez qu'il ne soit fou. Vous avez peur
de ne plus le revoir.
Il est possible que dans l'urgence et dans la précipitation,
peu ou pas suffisamment d'explications vous aient été
données à propos de la maladie, de la crise et du
traitement. Ces explications ne vous ont peut-être pas parues
très claires.
Le but de ce fascicule est de vous aider à mieux repérer
les moments où votre proche va mal, à mieux comprendre
ses réactions et éventuellement à agir en
conséquence avec les soignants.
Ce fascicule se propose de répondre aux questions que vous
vous posez.
Il est composé autour de trois temps :
- Repérer les différentes étapes de la
crise
- Comprendre la crise et la maladie
- Agir pour faire face à la crise et à ses conséquences.
Il fait le point sur les connaissances scientifiques
actuelles de la maladie, les possibilités thérapeutiques
et les moyens de prévenir la rechute.
Pour
obtenir des réponses à vos questions sur ce thème,
télécharger la brochure
" Je me soigne près de chez moi ! "
Un de vos proches, un de vos parents souffre de troubles psychiques
qui ont impliqué une hospitalisation en psychiatrie, vous
avez entendu parler de structures de soins alternatives, vous
aimeriez en savoir davantage sur ces lieux de soins, vous vous
demandez si votre proche ne pourrait pas en bénéficier,
vous vous demandez comment faire pour qu'il puisse y avoir accès.
Vous vous sentez inquiets, débordés. Vous ne savez
pas quoi faire, ni à qui vous adresser. Ce monde psychiatrique
inconnu vous effraie.
Le but de ce fascicule est de vous aider à mieux repérer
les différents lieux de soins et notamment ceux qui sont
à proximité de votre domicile ou de celui de votre
proche.
Il est composé autour de trois temps :
- Repérer comment sont organisés les soins en
psychiatrie, entre le public et le privé, repérer
ce qu'est un secteur, ses principes de fonctionnement à
travers trois exemples concrets, à Paris, dans une grande
ville et enfin dans un département rural.
- Comprendre le fonctionnement des lieux de soins qui vous
environnent, comprendre que le choix entre les différentes
structures se fait en fonction du projet de soin qui concerne
votre proche, de ses capacités d'autonomie, de la qualité
de l'alliance qui s'est nouée entre vous, lui et l'équipe
soignante du secteur.
- Agir en accédant à ces différentes structures
de soins, en comprenant ce que votre proche peut y trouver,
le parcours qu'il peut y accomplir et les bénéfices
psychiques qu'il peut en attendre.
Pour
obtenir des réponses à vos questions sur ce thème,
télécharger la brochure
" La schizophrénie,
ça se soigne ! "
On vous a dit qu'un de vos proches, un de vos parents était
atteint de schizophrénie, vous vous imaginez que tout
est fini pour lui, qu'il n'y a rien à faire.
Du soin psychiatrique, vous ne connaissez peut-être que
les neuroleptiques et leur image négative de "camisoles
chimiques " ou encore " d'enfermement ". A la lecture
de ce fascicule vous verrez que tout cela est caricatural. Vous
pensez qu'en dehors des médicaments rien ne marche. Détrompez-vous
!
Si la schizophrénie est une maladie grave, il est possible
de la soigner, d'accompagner ceux qui en souffrent. Il existe
de nombreux apports thérapeutiques que ce fascicule vous
présente.
Différents types de traitement sont proposés. Votre
proche, votre parent peut bénéficier du soutien
de professionnels et de lieux d'accueil proches de chez vous ou
de chez lui (décrits dans la brochure n° 4), d'accompagnements
soignants autour du quotidien, de traitements médicamenteux
(décrits dans la brochure n° 2), d'activités
psychosociothérapiques, de psychothérapies, sans
oublier ses propres ressources, ses initiatives et ce que vous
pourrez mobiliser avec lui pour l'aider.
Le but de ce fascicule est d'expliquer quels soins sont proposés,
pour quels bénéfices, dans quel type de structure
et par quels soignants.
Il est organisé autour de trois temps :
- Repérer la formidable diversité des soins proposés
: les différents soignants et leur rôle, les accompagnements
quotidiens, les entretiens, les visites à domicile, les
médicaments, des activités de toutes sortes, des
psychothérapies.
- Comprendre pourquoi il est important de se soigner, pourquoi
il est nécessaire de parler avec des soignants, pourquoi
tant de possibilités de soins existent et ce que cela
peut apporter.
- Agir pour être acteur de ses soins : en allant à
la rencontre des professionnels, agir dans les lieux de soins,
agir au quotidien, agir en prenant ses médicaments, en
apprenant la technique de résolution de problèmes,
en participant à des activités, en commençant
une psychothérapie, en utilisant ses propres ressources.
Il donne des repères sur les traitements proposés
dans les différentes structures d'accueil et de soins.
On verra ainsi que les soins en psychiatrie ne se limitent pas
aux seuls médicaments et qu'ils reposent avant tout sur
la relation établie entre le patient et l'équipe
soignante.
Il est conseillé de lire les autres brochures de la collection
(" C'est étrange autour de moi ", " Je prends
un neuroleptique ", " Je me soigne près de chez
moi ") plutôt que de commencer par celle-là.
Il est utile de relever les adresses, les numéros de téléphone
et le nom des différentes structures qui proposent les
soins qui vous paraissent correspondre à vos besoins.
Pour
obtenir des réponses à vos questions sur ce thème,
télécharger la brochure
" Ce que je sais sur ma maladie..."
Un de vos proches qui souffre de schizophrénie
n’arrête pas de vous questionner sur sa maladie, vous
aimeriez lui répondre mais vous n’êtes pas
sûr de vos connaissances sur ce sujet. Vous savez que l’on
se fait souvent des idées fausses sur les troubles mentaux
en général et sur la schizophrénie en particulier.
Vous aimeriez en savoir davantage pour mieux accompagner votre
proche, pour essayer de comprendre ce qu’il vous en dit,
pour davantage percevoir les enjeux de sa prise en charge. Vous
voudriez pouvoir mieux réagir lorsqu’il va mal mais
vous craignez de faire ou de dire des bêtises.
Vous avez peut-être lu les autres fascicules de la collection
"Quelques réponses aux questions que vous vous
posez".
Peut-être y-a-t-il des informations que vous n’avez
pas bien comprises, peut-être vous faites-vous des idées
sur le médicament, peut-être imaginez-vous que votre
proche est seul à souffrir de schizophrénie, peut-être
êtes-vous un peu perdu au milieu de toutes ces structures
de soin tellement diverses, peut-être vous posez-vous encore
d’autres questions.
Amusez-vous à tester vos connaissances !
Vous verrez que vous savez beaucoup de choses mais qu’il
y en a peut-être que vous ignorez encore. Vous pourrez ainsi
repérer quelles questions poser au psychiatre ou aux infirmiers
qui suivent votre proche.
Ce fascicule, n° 6 de la collection "Quelques réponses
aux questions que vous vous posez" est différent
des autres. Elaboré sous forme de questions-réponses,
il doit vous permettre de tester vos connaissances d’une
façon ludique, un peu comme les tests que l’on trouve
dans les magazines.
Ce fascicule traite :
- de la nature des troubles
schizophréniques (questions de couleur jaune),
- des médicaments neuroleptiques
(questions de couleur bleue),
- des modalités de
soins et de ce qu’il faut faire dans diverses circonstances
(questions de couleur verte).
Si vous répondez au test avec votre proche,
laissez le organiser la séquence, ne répondez pas
à sa place, ne cherchez pas à guider ses réponses.
Ce n’est pas un concours. A partir des réponses qu’il
connaît et de celles qu’il ignore, il pourra poser
d’autres questions. Cela compte plus que son score.
Afin d’en savoir plus, vous pouvez lire (ou relire) les
fascicules de la collection. Si vous vous rendez compte qu’il
y a beaucoup d'informations que vous ou votre proche ignorez sur
les médicaments neuroleptiques, votre choix pourra se porter
sur le fascicule n°2 "Je prends un neuroleptiques".
Si vous constatez que beaucoup de choses vous échappent
concernant la nature des troubles schizophréniques, vous
pourrez lire le fascicule n°1 "C’est étrange
autour de moi". Si les modalités de soin et ce
qu’il faut faire dans diverses circonstances vous interroge
à tous les deux, vous pourrez mieux comprendre les modalités
de soins proposées par la lecture des fascicules n°
4 et 5.
Et surtout prenez ce fascicule comme un outil qui peut donner
l'occasion d'échanges fructueux avec votre proche.
Pour
obtenir des réponses à vos questions sur ce thème,
télécharger la brochure
"Je vais mieux..."
Un de vos proches, un de vos parents atteint de
schizophrénie, a été hospitalisé.
La gravité de ses troubles vous a beaucoup inquiété,
et l’hospitalisation a été un soulagement
pour vous, même si vous avez culpabilisé. Aujourd’hui,
il va mieux, l’équipe soignante et le psychiatre
parlent d’une sortie. Vous êtes malgré tout
un peu inquiet. Cette amélioration va t-elle durer ? Va
t-il retrouver son état de santé antérieur
? Restera t-il marqué par ce séjour en psychiatrie
?
Le but de ce fascicule est de décrire les différentes étapes
qui jalonnent le retour au domicile. Si votre proche va mieux,
il n’en reste pas moins fragile. La façon de préparer
ce retour à une vie normale, de parler de ce qui a motivé l’hospitalisation
est essentielle. En tant que proche, vous avez donc un rôle
essentiel à jouer.
Si votre proche va mieux, c’est aussi qu’il a su
lutter contre la maladie, mobiliser ses ressources psychiques
et refuser de se laisser emporter par les hallucinations et le
délire. Il a petit à petit, à son rythme,
grâce au traitement et aux entretiens avec les soignants
redécouvert les autres, réappris à faire
confiance. Il a retrouvé sa famille. Il est redevenu créatif.
Il va devoir essayer de comprendre ce qui lui est arrivé pour éviter
que cela ne se reproduise, même si vous êtes convaincu,
tout comme lui, qu’il ne s’agissait que d’un épisode
passager.
Avec ce fascicule, vous essaierez de comprendre, avec
lui et avec les soignants, comment tout cela a commencé,
de son point de vue mais aussi en intégrant votre vécu
parfois difficile de la situation. Vous repérerez, avec
lui et les soignants, ces troubles qui sont les signes d’une
maladie. Une fois que vous aurez éclairci ces différents
points, vous pourrez agir avec lui, pour éviter une rechute.
Vous devrez rencontrer les professionnels, l’inciter à se
rendre aux activités proposées dans les lieux de
soins, veiller à ce qu’il prenne ses médicaments,
l’encourager et l’aider à résoudre
ses problèmes en utilisant ses propres ressources. Il
vous faudra trouver la bonne proximité : ni trop proche,
ni trop à distance. Vous ne devrez pas le précéder,
ni accomplir à sa place des actes qu’il pourrait
faire lui-même, vous trouvez peut-être cela difficile,
mais n’oubliez pas que les soignants du CMP sont disponibles
et n’hésitez pas à leur faire part de vos
doutes. Des parents, adhérents à des associations
seront également de bon conseil.
Pour
obtenir des réponses à vos questions sur ce thème,
télécharger la brochure
"Je gère
mon quotidien..."
Un de vos proches, un de vos parents atteint de schizophrénie,
a été hospitalisé. Aujourd'hui, il va mieux. Il a réintégré son logement.
Il ne délire plus. Les voix semblent le laisser tranquille. Seulement
il ne prend plus d'initiative, il ne communique plus, semble retiré du
monde et sans énergie. Il n'entretient plus son logement, ne gère plus
son budget, ne se prépare plus à manger. Vous devez souvent assumer ces
actes quotidiens à sa place. Ces difficultés sont dues à la maladie et
en particulier aux symptômes "négatifs" de la schizophrénie.
Il ne s'agit
pas d'une paresse intrinsèque. Ces problèmes ne sont pas irréversibles.
Il est possible d'améliorer les capacités de votre proche et d'augmenter
sa qualité de vie au quotidien. Face à ces troubles, la famille a donc
un rôle important à jouer : dans la proximité pour compenser les conséquences
de ces difficultés, mais aussi dans la distance pour favoriser l'autonomisation.
Le but de ce fascicule est de contribuer à cette autonomie en permettant à chaque partenaire du soin (famille, proche et équipe soignante) d'aller dans le même sens.
Il est organisé autour de trois temps :
- Repérer les obstacles au rétablissement de votre proche
en identifiant ces symptômes "négatifs",
leurs conséquences sur sa vie de tous les jours, et surtout comment ils
peuvent entraîner des incapacités et un certain nombre de désavantages;
- Comprendre pourquoi il est difficile à votre proche
de se rétablir. Quelles sont les différentes étapes du rétablissement,
pourquoi les problèmes cognitifs rendent cette étape plus complexe
et quelles sont les explications théoriques à l'ouvre;
- Agir pour résoudre ces problèmes. Vous découvrirez comment les troubles de votre proche peuvent être soignés grâce à l'observance médicamenteuse, aux professionnels qui l'accompagneront dans des lieux de soin appropriés, aux prises en charge de type psychothérapique ou psychosociothérapique, et enfin grâce à ses propres ressources.
Pour obtenir des réponses à vos questions sur ce thème,
télécharger la brochure
"J'apprends à gérer la violence de mes émotions"
Un de vos proches, un de vos parents souffre de schizophrénie. Il a été hospitalisé parfois pour des troubles du comportement. Il lui est arrivé d'être agressif avec vous, voire violent. Vous en avez souffert mais vous avez compris que quelque chose de plus fort que lui le faisait agir ainsi. Vous souffrez d'entendre les médias énoncer que les personnes souffrant de schizophrénie seraient violentes et constitueraient un danger pour la société.
L'objectif de ce fascicule, le neuvième de notre collection, est d'affirmer :
- que les personnes qui souffrent de schizophrénie ne sont pas forcément violentes ;
- que lorsqu'elles le sont, c'est toujours au sein d'un contexte qui leur fait violence (environnement social, proches, soignants...) ;
- que cette violence qui parfois les dépasse doit être assumée et réfléchi par ceux qui sont chargés de la contenir et notamment par le sujet lui-même.
La violence, parlons en !
Nous vous invitons à repérer les moments où votre proche est envahi par la violence. Nous définirons ensemble la nature de cette violence qui fait peur et nous la différencierons de l'agressivité.
Nous verrons que face à une agression, d'autres réponses sont possibles telles que la fuite ou l'inhibition. La violence naît de la peur et de la colère. Votre proche, lorsqu'il est agressif, est parfois terrorisé par ce qui se passe en lui, par ce qu'il perçoit des relations avec son entourage. Sa colère se nourrit de frustrations que vous ne percevez pas forcément, d'intrusions dont vous n'avez pas forcément conscience et lorsqu'il a la sensation, à tort ou à raison, que sa liberté est entravée. Peur et colère peuvent avoir des aspects positifs et négatifs. Plus on apprend à les repèrer, à les identifier, moins on risque d'être débordé. Les émotions, ça s'apprend et ça se désapprend.
Nous essaierons ensuite de comprendre pourquoi, parfois, les émotions explosent. L'expression de certaines émotions est autorisée alors que pour d'autres la pression sociale et familiale exige que nous modérions leur manifestation. Ainsi une émotion peut en remplacer une autre, mieux tolérée. La peur ou la tristesse peuvent par exemple remplacer la colère, ce qui peut conduire ainsi à un véritable blocage émotionnel. Votre proche perçoit votre façon d'exprimer ou non vos émotions et les éventuels blocages émotionnels dans lesquels vous êtes pris sans forcément les penser, les élaborer.
Si chacun est confronté à ces processus émotionnels, la personne qui souffre de schizophrénie a tendance à ressentir différemment les sensations et les sentiments liés à la présence des autres, elle se sent comme envahie. Elle souffre d'une sensibilité exacerbée au blocage émotionnel de son entourage. Moins celui-ci gère ses émotions, plus elle interpréte un certain nombre de situations dans le sens de l'échec ou de la persécution.
Nous verrons comment gérer ses émotions afin d'éviter l'effet "cocotte-minute".
Il s'agit, pour la personne qui souffre de schizophrénie, comme pour ses proches,
d'utiliser et de développer son "intelligence émotionnelle" : connaître ses émotions,
apprendre à les nommer, reconnaître leurs manifestations, les distinguer d'un
comportement, les gérer et réparer les dégâts émotionnels. Vous éviterez ainsi
de vous laisser déborder et pourrez prévenir des hospitalisations.
Pour obtenir des réponses à vos questions sur ce thème, télécharger la brochure
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