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Dans cette rubrique, nous mettons régulièrement l'accent sur une action, un évènement important.
Vous trouverez ce mois-ci de l'information sur les dernières recommandations faites par les experts pour la prise en charge des schizophrénies débutantes.
Vous retrouverez également, sur votre droite, les résultats de l'enquête
réalisée
par l'Institut Lilly et Ipsos. Vous connaîtrez ainsi l'image du grand public
sur la Schizophrénie et sur les patients souffrant de schizophrénies. |
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• Fous Alliés II
Ça se passe en Belgique, au Centre hospitalier psychiatrique de Liège... Après avoir traité de la schizophrénie en 2002 dans une première bande dessinée, "Fous alliés II*" s'intéresse aujourd’hui aux troubles bipolaires. Un travail collégial entre soignants et patients qui traite des troubles de l'humeur avec humour ! La parution de "Fous Alliés II" prouve que l'hôpital psychiatrique est bien loin de la caricature asilaire que certains véhiculent aujourd’hui. "Innover, lever les tabous, suppose aussi un regard bienveillant de l'extérieur sur l’institution psychiatrique. Cette bande dessinée aide à conforter notre démarche novatrice, conclut Christian Figiel, directeur médical du CHP de Liège.
La bande dessinée Fous Alliés II est disponible par envoi postal, moyennant paiement des frais d'expédition – 6,50 € l'exemplaire + 4,20 € frais de port – Vous pouvez adresser votre commande par fax au : 0032.4.254.79.22 ou par courrier sur papier libre à : Murielle Nuyts, Centre hospitalier Psychiatrique de Liège, rue Professeur Mahaim 84, B-4000, Liège, Belgique. Joignez votre règlement par chèque barré à endosser au numéro de compte 091-0117336-92. N'oubliez pas de préciser vos coordonnées (nom, prénom, adresse, localité, téléphone). Votre commande vous sera adressée, par retour de courrier, dès réception de votre versement. Renseignements complémentaires : Murielle Nuyts - Tél. : 0032.4.254.78.31.
Courriel : muraille.nuyts@chp.be Internet : www.chp.be
* Ce travail Fous alliés II a été primé par le "Lilly Reintegration Award" en Belgique, premier prix qui récompense les meilleures initiatives visant à dédramatiser et déstigmatiser le trouble bipolaire auprès des professionnels de la santé mentale et le grand public.
• Adolescence exposée
La Ferme du Vinatier, unité culturelle intégrée au Centre hospitalier Le Vinatier, à Bron, propose du 18 octobre au 13 juillet 2006 une exposition sur le thème de l’adolescence,« Devenir – Adolescences exposées » ouverte à tous les publics.
Cette manifestation explore les relations que l’adolescent entretient avec son corps comme symptôme de ses états psychiques mais également des
projections fantasmatiques de la société au travers de cinq thématiques :
- Corps mouvement-corps risqué ;
- Corps ornement-corps caché ;
- Corps souffrant-corps conformé ;
- Corps médiatique-corps virtuel ;
- Corps amoureux - corps sexuel.
L'espace d'exposition donne à voir, à entendre et à comprendre au travers de photographies, de vidéos, de vitrines-objets, de points de vue d'experts,
d’encadrés statistiques, de vignettes cliniques et de témoignages d’adolescents à lire dans des tirettes insérées dans les cloisons...
Un beau projet qui vise à communiquer aux adultes que les adolescents sont "normalement" en oscillation entre psychopathologie et culture en raison des changements physiologiques et psychologiques majeurs qui les agitent.
Exposition "Devenir - Adolescences exposées" à la Ferme du Vinatier du 18 octobre 2005 au 13 juillet 2006, CH Le vinatier, 95 boulevard Pinel, 69677 Bron. Tél.
: 04 37 91 51 11. Internet : www.ch-le-vinatier.fr/ferme
Horaires d'ouverture : du mardi au vendredi de 14 h à 17 h ; samedi et dimanche de 14 h à 18 h ; accueil des groupes le matin sur rendez-vous. Entrée 2 €.
• De nouvelles recommandations pour l'hospitalisation sans consentement
La Haute Autorité de Santé (HAS) a émis,
en avril 2005, des recommandations sur l’indication
en urgence d’une hospitalisation sans consentement
(HSC) pour troubles mentaux, en insistant sur l’évaluation
de l’état du patient. En matière de
soins, rappelons que le consentement aux soins demeure
la règle et que la contrainte - hospitalisation à la
demande d’un tiers (HDT) et hospitalisation d’office
(HO)- doit être exceptionnelle. C’est donc
pour aider les professionnels que la HAS diffuse de nouvelles
recommandations. La prise en charge, sans délai,
d’un patient relevant d’une hospitalisation
sous contrainte doit, selon les experts, comporter trois
types d’évaluation.
- Évaluation du patient et de son entourage qui doit se faire, selon les cas, en amont de l’admission en milieu hospitalier
ou lors de l’admission : examen somatique, sédation, contention si troubles du comportement avec réticence ou opposition du
patient, examen psychiatrique, évaluation de l’environnement social et familial…
- Évaluation de la capacité à consentir du patient : 5 dimensions doivent être prises en compte : recevoir une information
adaptée, comprendre et écouter, raisonner, exprimer librement sa décision, maintenir sa décision dans le temps
- Évaluer les risques : pour apprécier la sévérité des troubles mentaux et la nécessité de soins immédiats,
il est proposé de rechercher plusieurs risques : risque suicidaire, atteinte potentielle à autrui, prise d’alcool ou de toxique,
délire, hallucinations, troubles de l’humeur.
Les recommandations portent également sur les modalités d’hospitalisation en cas de HDT ou de HO (définition du
tiers, formulation de la demande, certificats médicaux, information du patient et de sa famille, choix de l’établissement et
du service d’accueil, transport…).
Les recommandations se concluent par des propositions d’actions. Il est notamment question de réfléchir
sur le bénéfice d’une "période d’observation" avant de statuer sur une indication d’HSC, d’évaluer le
rôle des équipes d’intervention à domicile et des dispositifs d’accueil en cas de crise et de consulter les
professionnels sur tout projet de modification législative.
Modalités de prise de décision concernant l'indication en urgence d'une hospitalisation sans consentement d’une personne présentant des troubles mentaux, recommandations pour la pratique clinique, Haute Autorité de Santé, avril 2005 ; à consulter en ligne sur www.has-sante.fr, rubrique "Publications"
• L'Unafam signe la charte "Commune-Handicap"
L'Unafam (Union nationale des amis et familles de malades
psychiques) est particulièrement sensible aux aspects liés
à la qualité de la vie sociale. De fait, et parce qu'il
existe des insuffisances criantes en la matière, elle a
signé dernièrement la charte "Commune-Handicap", élaborée
en liaison avec l'association des Maires de France. Dans
le cadre de l'année européenne du handicap, ce document
présente l'intérêt de sensibiliser les communes à l'existence
des populations concernées par un handicap mental, moteur,
psychique ou sensoriel. Cette charte fournit un cadre permettant
aux communes de manifester leur volonté de donner aux personnes
handicapées toute leur place dans la cité, à travers, et
au-delà, des obligations réglementaires. Les domaines essentiels
dans lesquels les communes sont invitées à s'engager localement
par des mesures concrètes sont : l'information, la mobilité,
l'emploi, le logement, l'éducation, la culture, le sport,
la vie à domicile, la formation.
Chaque commune ou intercommunalité est invitée à adapter
la charte, localement, en définissant, en partenariat avec
les associations locales, les objectifs qu'elle souhaite
atteindre et en précisant les mesures pratiques qu'elle
envisage de mettre en place.
Contact : Union nationale des amis et familles de malades
psychiques, 12, villa Compoint, 75017 Paris. Écoute Famille
: 01 42 63 03 03. Service administratif : 01 53 06 30 46.
site internet : www.unafam.org
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Recommandations pour la prise en charge des schizophrénies débutantes
Les
23 et 24 janvier 2003, trente experts
nationaux se sont réunis à Paris, à l'initiative de
la Fédération Française de Psychiatrie, selon la méthodologie
de l'ANAES
(Agence Nationnal d'Accréditation et d'Evaluation
en Santé), avec le soutien de la Direction
Générale de la Santé pour débattre et proposer des
recommandations concernant le diagnostic et la prise
en charge des schizophrénies débutantes.
Le jury a répondu à trente questions réparties en quatre
grands thèmes : le diagnostic, l'étiologie,
le traitement et l'éthique.
L'objectif de cette conférence de consensus était de préciser
les données permettant de cerner le diagnostic de schizophrénie
débutante le plus rapidement possible et de mettre en œuvre
un traitement précoce.
Vous pouvez consulter les recommandations longues du
Jury de la conférence de consensus "Schizophrénies débutantes
et modalités thérapeutiques" sur le site http://psydoc-fr.broca.inserm.fr
•
Conférence de consensus : à quoi
ça sert ?
Une Conférence de Consensus
est une méthode d'élaboration de recommandations médicales
et professionnelles visant à définir une position consensuelle,
dans le but d'améliorer la qualité des soins.
Cette démarche se fonde sur la réunion d'un jury appelé
à faire, sur un thème donné, la synthèse des données scientifiques
présentées par des experts et débattues publiquement, en
répondant à des questions prédéfinies.
L'Agence nationale d'Accréditation et d'Évaluation en santé
(ANAES), co-organise
et intervient à différents niveaux dans la réalisation de
la Conférence de consensus. Son aide méthodologique porte
sur l'organisation (réunions, préparation, choix des groupes,
des questions...) et la synthèse de la littérature scientifique.
Elle diffuse ensuite des Recommandations auprès des publics
concernés.
Plus d'informations : www.anaes.fr
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• Sommes-nous si différents ?
800 objets, rangés, classifiés, étiquetés,
ont somnolé dans les sous-sols de l’hôpital
du Vinatier, certains depuis 1920… Leurs propriétaires
les ont confiés aux bons soins de l’établissement
psychiatrique en même temps que leur santé
mentale. Ils sont sortis de l’ombre dans le cadre
de l’exposition "Avez-vous donc une âme
? Objets privés et hôpital psychiatrique au
XXe siècle", à la Ferme du Vinatier,
à Bron, dans le Rhône.
Quelque 100 ans après leur dépôt, 800
objets appartenant à des patients internés
à l’hôpital du Vinatier, ont donc retenu
l’attention d’historiens, d’ethnologues
et de psychiatres qui s’interrogent sur leur rôle
quotidien dans la structuration psychique et le rapport
au monde des patients ; des interrogations qui concernent
la prise en compte par l’hôpital de l’importance
des objets personnels et des effets de leur substitution
par des objets communs.
Un cabinet de curiosités
Dentiers, ciseaux, réveils, bijoux, chapelets, canifs,
rasoirs, briquets, stylos, mais aussi photos, médailles
honorifiques, cartes d’électeur ou de donneur
de sang, timbres, trousseaux de clés, sacs ou étuis
à lunettes… sont aujourd’hui "donnés"
à voir, constituant le cœur d’une exposition
destinée à tout un chacun ; des objets privés
qui suscitent la réflexion du psychiatre Serge Tisseron*
"Les objets jouent pour chacun de nous au moins quatre
fonctions fondamentales. Tout d’abord, ils médiatisent
l’attention et le soin que nous portons à notre
propre personne…
En second lieu, c’est souvent à travers des
objets que nous manifestons nos émotions, nos pensées
et nos sentiments à nos proches. En troisième
lieu, les objets contribuent à installer certains
processus de pensée. Enfin, ils jouent un rôle
essentiel dans notre relation aux diverses formes de mémoire,
individuelle, familiale et sociale."
L’exposition a été organisée
selon une trame à double entrée. La première
était constituée de trois segments thématiques
: l’intime, le collectif, l’institution. La
seconde s’organisait autour de cinq parcours individuels
illustrant différents univers auxquels renvoient
les objets : la famille (la salle à manger), la convivialité
(le café, le casse-croûte), l’administration
(le bureau), la profession (l’atelier), le corps (la
salle de bain).
Identité et maladie
Objets apparemment banals, ils ont néanmoins appartenu
à des hommes et à des femmes, êtres
singuliers, avec un "avant". Devenus alors vestiges
d’une vie quotidienne sans éclat, ils interrogent
le visiteur sur l’humanité ordinaire des malades
mentaux dont l’identité est le plus souvent
réduite à leur seul nom et prénom.
Enfin, l’exposition offre l’occasion de s’interroger
collectivement sur la place faite aux objets de l’intime
dans l’organisation des institutions sanitaires. Les
objets, reconnus par les psychanalystes comme des passeurs
et des réceptacles d’investissement psychique,
sont-ils suffisamment pris en compte dans la vie institutionnelle
du malade ? Quelque 3 000 visiteurs ont eu l’occasion
d’y réfléchir ; l’un d’eux
a écrit sur le Livre d’Or de l’exposition
la phrase suivante : "Les patients, objets de soins
?"
*Faire avec l’objet, signifier, rencontrer, appartenir,
une production de la Ferme du Vinatier, éditée
par Chronique sociale, sous la direction de Jean-Paul Filiod
; parution octobre 2003, 19,50 €. Chronique sociale
: 04 78 37 22 12.
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