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• Utopsya : une "mise en œuvre" militante
La Fédération
nationale de patients et ex-patients en psychiatrie (Fnap-psy)
a changé d’adresse. C’est désormais
3, rue Évariste Galois, dans le 20e arrondissement,
à Paris, que l’association ouvre ses permanences,
du lundi au vendredi de 14 heures à 18 heures.
Quant au téléphone, il faut composer le
01 43 64 85 42.
"L'objectif de l’association Utopsya regroupant des parents militants confrontés aux problèmes de santé mentale de l’un de leurs proches,
est de porter à la connaissance du public des œuvres réalisées par des personnes en situation de handicap (souffrant de troubles psychiques) », explique Michel Blondeau, président d’Utopsya. « Afin de ne pas stigmatiser les personnes en état de souffrance psychique, nous retenons les œuvres d'artistes (autodidactes ou non) ayant une production originale qui entre dans la définition proposée par le Collectif Utopsya, c’est-à-dire des œuvres non liées à l'académisme et à ses règles, au souci de l'esthétisme ou à la loi du marché, en un mot des œuvres situées à mille lieues des conventions. Ainsi, ces œuvres vous surprendront peut-être… Sachez qu’elles surgissent, de l’ombre, des ténèbres et parfois de la lumière, quand une embellie généreuse, bienfaisante chasse les tourments… Cet art qui n’ose pas dire son nom, cet art qui se cache, est un art authentique, sans artifice, intimiste, car dans chaque œuvre il met son auteur à nu".
Dans cet esprit, en avril 2003, les grandes lignes d’un projet d’édition
sont arrêtées et Utopsya consacre plusieurs mois à la recherche d’œuvres
(écrits, peintures, dessins, sculptures, musique auprès des familles
de l’Unafam). En décembre 2003, le livre « L’Art à la Marge » est lancé à la
Halle Saint-Pierre à Paris puis, en octobre 2004, le livre "Schizoféerie"
le 15 octobre 2004. Michel Blondeau souligne, "les bénéfices dégagés
par la vente des ouvrages sont entièrement consacrés à l’insertion des
patients en Santé mentale. La démarche de notre collectif ne s’inscrit
pas dans les logiques suivantes : l’art pour l’art, l’art marchandise,
l’art
exhibition… mais dans cette autre logique : valoriser la fonction sociale
spécifique de “l’Art à la Marge”, c’est-à-dire permettre le cheminement
vers l’insertion professionnelle, le droit à la reconnaissance, le droit
d’avoir une place dans la Cité".
L'art à la marge. Les arts psy et les Autres, Utopsya Éditions imprimé par le CAT Pierre Souweine, 128 p., dos carré collé cousu, 23x19 cm, reproductions couleur noir et blanc ; CD audio inclus ( musique originale et lecture de poèmes), décembre 2003, 30 € TTC (+ frais de port 4,40 €).
• Les usagers s'expriment sur leur traitement
La dernière enquête réalisée par l’association Espoir (Ensemble Solidaires en Psychiatrie Organisation Inter Régionale), association d’usagers affiliée à la Fnap-Psy, sur « Les médicaments en psychiatrie » a permis de regrouper 377 questionnaires remplis par des usagers en psychiatrie (essentiellement adultes), soit seuls, soit accompagnés par le délégué Espoir (usager lui-même). Les questions posées intéressaient le traitement suivi, notamment médicamenteux (pathologie traitée, durée du traitement, type de prescription, information sur les effets secondaires…) mais aussi le suivi psychothérapique.
Les principaux troubles déclarés par les usagers placent la dépression en tête (33,33 %) suivie des troubles bipolaires (15,9 %), de l’anxiété généralisée (13,76 %) et de la psychose (12,23 %). Soulignons que ces questionnaires remplis par les usagers, sans aide ou accompagnement de professionnels, n’engagent qu’eux-mêmes. Affirmons cependant que ces personnes (le questionnaire étant totalement anonyme) n’avaient aucune raison de travestir leur réalité, si tant est qu’elles connaissent la nature exacte de la maladie dont elles souffrent.
La psychothérapie de soutien que les associations d’usagers jugent indispensable pour une vie supportable mais aussi pour éviter les rechutes, gérer les effets secondaires des traitements (83 % des personnes interrogées ont un traitement médicamenteux) et renforcer l’observance est le premier recours des personnes interrogées (34,82 %) mais le pourcentage d’« aucun recours de psychothérapie » est presque similaire ; ce dernier résultat est étonnant car de nombreux usagers recherchent, souvent en vain, ce type d’accompagnement. Le principal obstacle étant que les psychothérapies en libéral ne sont remboursées que si elles sont effectuées par un médecin et que, de plus, elles ne soient pas proposées systématiquement et au moins suffisamment dans les services hospitaliers publics.
Globalement, il est important de souligner que 70 % des personnes interrogées se déclarent satisfaites des traitements qu’elles reçoivent ; un matériau non négligeable pour réfléchir sur la qualité des services rendus, sur le regard des usagers sur leur maladie et les thérapies qui leur sont proposées.
Enfin, la grande majorité des personnes interrogées se sentent mal informées par leur psychiatre sur les effets secondaires (68 %) et ce, tout au long de leur vie avec traitement ; des réponses qui rejoignent celles du sondage fait par l’Unafam (1). La prise de poids reste un des problèmes principaux (47,11 %), liée notamment aux problèmes somatiques qu’elle entraîne à court et à long terme. Viennent ensuite les pertes de mémoire (37,37 %), la sécheresse buccale (35,9 %), la baisse de la libido (31,13 %) ou les tremblements (28, 68 %) ; d’où la nécessité de sensibiliser toujours plus les professionnels de santé à cette problématique des effets secondaires.
(1) - Enquête effectuée auprès des familles adhérentes sur leurs interrogations,
savoirs et priorité de recherche dans le champ des médicaments, 2004
Espoir/C/o Fnap-Psy3 rue Évariste Galois, 75020 Paris. Fax : 01 42 82 14 17
• La dynamique de l'Élan Retrouvé
L'association l'Élan Retrouvé poursuit son développement en répondant à son objectif statutaire : "favoriser la réinsertion et la réadaptation des malades mentaux" par "la fondation, la gestion, l'étude technique de toute réalisation d’assistance et de traitement psychiatriques".
Dans cette optique, l'Élan Retrouvé a ouvert mi-février 2005 un Service d'Accompagnement à la Vie Sociale (SAVS) dans le 9ème arrondissement, à Paris. D'une capacité de 50 places, il s'adresse à des personnes (de 18 à 60 ans) suivies médicalement et ayant des difficultés d’insertion sociale et professionnelle. La prise en charge se fait en collaboration avec les services soignants et le temps de passage est déterminé en fonction d'objectifs personnalisés. Parallèlement, et pour répondre aux besoins importants d’accompagnement dans le 18ème arrondissement, un projet de création d’un second SAVS est envisagé en collaboration avec le Centre hospitalier de Maison Blanche.
Quant à la cellule d’insertion inter CAT créée en 2001 sous l'impulsion du Centre d'Aide par le Travail de l'Élan retrouvé, elle poursuit également ses objectifs. De 9 CAT adhérents en 2001, elle regroupe aujourd’hui 24 CAT sur les 29 CAT parisiens. De 600 personnes orientées à l’origine en CAT et bénéficiaires de la loi du 10 juillet 1987, elle concerne aujourd’hui une population de près de 1 700 personnes présentes dans les CAT parisiens.
Enfin, l'association, suite à un appel à projets, a obtenu de la Ville de Paris des logements qui lui permettront de réaliser une "maison relais", structure de petite taille pouvant accueillir une vingtaine de personnes sans limite de durée, comprenant à la fois des espaces privatifs équipés et un espace communautaire. La structure est gérée par un hôte (ou couple d’hôtes). Les locataires doivent être suivis par une équipe médicale référente et ils bénéficient d'un accompagnement social. L'ouverture est espérée pour le 2ème semestre 2006.
Contact : L'Élan Retrouvé, 23, rue de la Rochefoucauld 75009 Paris.
Tél. : 01 49 70 88 88 ; fax : 01 42 81 11 17. Courriel : elan@elan-retrouve.asso.fr
• Adresses Santé Jeunes 2003
Depuis 1996, la Fondation de France édite "Adresses
Santé Jeunes", un petit dépliant de poche
de type carte de crédit qui rassemble des informations
pratiques pour donner aux jeunes de 12 à 25 ans les
moyens de prendre leur santé en main : numéros
de téléphone indispensables, adresses de lieux
de soins où le dialogue peut être engagé
sur divers problèmes : sexualité, tabac, alcool,
drogue, exclusion, déprime…
" Adresses Santé jeunes"est actuellement
diffusé dans 40 départements et disponible
dans les lieux d’information, d’écoute
et de soins, dans les établissements scolaires ou
pendant les manifestations dans lesquelles les jeunes s’impliquent.
Le succès de cette initiative a convaincu la Fondation
de France de la diffuser sur tout le territoire.
Fondation de France : 40, av. Hoche, 75008 Paris. Tel.
: 01 44 21 31 00. www.fdf.org
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